La conservation et la
gestion durable des écosystèmes forestiers
d'Afrique centrale est une préoccupation constante
de l'ensemble des parties prenantes : Etats, Parlementaires,
société civile, secteur privé.
Les Parlementaires ont une responsabilité
première dans le vote des lois, la ratification
des traités et accords internationaux, le contrôle
de leur exécution par l'exécutif et le
judiciaire et de ce fait, ils doivent être suffisamment
impliqués et informés sur les questions
relatives à la bonne gouvernance forestière
et environnementale au niveau des Etats et de la sous-région.
La mise en œuvre du Plan de convergence sous-régional
les concerne également.
C'est bien pour cette raison que les Parlementaires
s'intéressent davantage à la bonne gestion
des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale.
L'implication des Parlementaires dans
la gestion durable des écosystèmes forestiers
d'Afrique centrale remonte à Mai 1996, date de
la création de la Conférence sur les Ecosystèmes
de Forêts Denses et Humides d'Afrique Centrale
(CEFDHAC) ou Processus de Brazzaville. Au cours de cette
conférence, les Parlementaires ont émis
l'idée de s'organiser afin de faire entendre
leur voix dans les tribunes nationales, sous-régionales
et internationales où les questions sur l'environnement,
la conservation et la gestion durable des écosystèmes
forestiers d'Afrique centrale sont débattues.
L'idée a été réaffirmée
par les Parlementaires à Bata en 1998 et à
Bujumbura en 2000 à l'occasion respectivement
des deuxième et troisième Conférence
sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et
Humides d'Afrique Centrale, et concrétisée
en 2001 à Libreville au Gabon par la création
du Réseau des Parlementaires pour la gestion
durable des écosystèmes forestiers d'Afrique
centrale (REPAR-CEFDHAC).
Quatre ans après la réunion
constitutive des (Libreville, avril 2001) qui a donné
naissance au REPAR-CEFDHAC, les Parlementaires entendent
organiser dans le cadre de leur Réseau, une première
Conférence à portée internationale
en vue de :
- Favoriser l'implication effective
des Pouvoirs législatifs et des Parlementaires
dans la mise en œuvre du Plan de Convergence de la COMIFAC ;
- Consolider le REPAR-CEFDHAC et
ses antennes nationales;
- Promouvoir et encourager l'application
et l'harmonisation des lois et des politiques forestières
dans la sous-région en relation avec les processus
AFLEG (Africa Forest Law Enforcement and Governance,
appuyé par la Banque Mondiale) et FLEGT (Forest
Law Enforcement and Governance, and trade et le plan
d'action de l'Union Européenne) ;
- Mettre en place un mécanisme
de suivi des recommandations et résolutions issues
des débats (visant par exemple, à soutenir
la ratification des traités et conventions internationales) ;
- Explorer les possibilités
de financement des projets et programmes d'appui au
REPAR-CEFDHAC.
L'organisation de la Conférence
internationale des Parlementaires permet donc de mobiliser
les Assemblées et les Sénats de la sous-région
pour qu'ils s'impliquent effectivement dans la mise
en œuvre du Traité de la COMIFAC et du Plan de
convergence sous-régional, afin de garantir la
cohésion entre les acteurs et contribuer à
la mise en œuvre des engagements politiques pris par
les chefs d'Etats d'Afrique centrale.
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